ALIMENTATION EN FIN DE SAISON DE COMPÉTITION

Au Québec, la fin des mois de compétitions équestres rime habituellement avec l’arrivée de l’automne. Ces mois de transition sont le moment idéal pour réévaluer le programme alimentaire de notre cheval afin de l’adapter aux entraînements plus légers et de le préparer à la saison hivernale.  

Il est essentiel de réévaluer adéquatement les besoins nutritionnels de notre cheval en fonction de sa nouvelle intensité de travail. À titre d’exemple, lorsqu’un cheval passe d’un d’entraînement intense à léger, les besoins en protéine diminuent d’environ 20% et les besoins caloriques diminuent d’environ 25 % par jour.  Pour catégoriser correctement le niveau de travail de notre cheval, il est recommandé de se référer aux standards établis par le Conseil National de Recherches (tableau ci-dessous). 

     

En général, à foin égal, on devrait diminuer la quantité de moulée servie d’environ un kg/jour par niveau d’exercice en moins. Par exemple, un cheval qui mangeait 2kg/jour de Célébrité Versa à l’exercice modéré, pourrait recevoir 1 kg/jour du même aliment à l’exercice léger. Évidemment, on doit ajuster cette quantité par rapport à la condition de chair actuelle de notre cheval et à notre objectif (perte, maintien ou prise de poids). Il est également essentiel de balancer la ration avec un supplément de vitamines et minéraux selon la qualité de notre foin et de la quantité de moulée servie quotidiennement. Plus on réduit la quantité de moulée complète servie, plus l’on doit augmenter la quantité de supplément (ex : Tonix, Fort-EQ) pour compenser pour la diminution de vitamines et de minéraux dans la ration. Dans certains cas, il peut être également nécessaire de servir un foin légèrement moins riche. On passe par exemple d’un foin de deuxième coupe contenant un certain pourcentage de légumineuses (trèfle, luzerne) à un foin de graminées de première coupe à mi-épiaison. 

Finalement, certains autres points doivent être considérés à la fin de la saison de compétition :

  • L’utilisation d’électrolytes peut être arrêtée ou grandement réduite si l’intensité de travail diminue au point de ne plus causer de sudation à l’effort. Cependant, un bloc de sel et de l’eau fraîche et propre doivent être accessibles en tout temps.
  • La condition de chair doit être réévaluée régulièrement pour s’assurer de conserver une cote entre 5 et 6/9 en prévision des grands froids de l’hiver et une cote légèrement supérieure pour les chevaux gardés à l’extérieur. Au besoin, ajustez la quantité de fourrage et de moulée en conséquence. 
  • Pour certains chevaux, l’arrêt ou la diminution de travail peut causer de l’ennui et éventuellement mener à des troubles comportementaux. Assurez-vous d’offrir à votre cheval un environnement intéressant à partager avec ses congénères et de lui servir suffisamment de fourrage pour lui changer les idées. 
  • Le type de moulée servi peut également être changé pour répondre aux besoins nutritionnels de notre cheval sans toutefois contribuer à lui donner un surplus d’énergie. Par exemple, on privilégie les aliments contenant moins d’amidon et de sucres en période de repos. 

À retenir :

Développez le réflexe de surveiller constamment la condition de chair. Touchez votre cheval pour plus de précision et  assurez- vous que l’épaisseur de  la toison ne masque pas une perte de condition.

Choisissez  la source de minéraux-vitamines qui complète le mieux le fourrage servi (TonixFort-EQ Pro-Bloc cheval).

Veillez à ce que les chevaux élevés dehors en hiver aient accès à un abri ainsi qu’à un bon fourrage, appétant et bien conservé. Tous les chevaux, même ceux élevés dehors  doivent avoir accès à de l’eau potable en tout temps.  La neige ne doit pas être utilisée comme un substitut à l’eau.

Pour plus d’information sur les aliments Célébrité, ou pour obtenir une ration adaptée spécifiquement à votre cheval, référez-vous à votre expert-conseil La Coop.